MAIRIE DE SAINT GERMAIN DE MONTBRON
MAIRIE DE SAINT GERMAIN DE MONTBRON

HISTORIQUE DES VILLAGES


BIRAC

Le village de Birac dépendait de la maison noble de Nanteuil, paroisse de Sers, dont le siège se trouvait dans la Ville de Marthon. Le fief portait le nom de « Tour de Birac ». Il semble appartenir à la fin du XVIème siècle à Jean Marquais, lequel l’aurait cédé à François Normand, écuyer, sieur des Bournis, conseiller du Roi au présidial d’Angoumois. Les moines de l’Abbaye Notre-Dame de Grosbost, paroisse de Charras, l’auraient acquis en 1664.
Cependant, au début du XVIIème siècle, Jean de Béchade était sieur de Birac. Son frère Etienne, notaire seigneurial, était sieur de Limérac († Rochepine le 13 décembre 1630). Tous deux étaient fils de Jean Béchade, sieur de Rochepine.
Pierre Desmazaud (1670-ca 1730), fut sieur de Birac et du Maine-Large puis des Deux-Lacs, syndic perpétuel de Marthon. Il épousa à St Germain le 22 mai 1703 Françoise Bonin († 7 mars 1733).

LA BRANDE
Au début du XVIIème siècle, Pierre Bonin était sieur de La Brande. Il résidait à Angoulême avec son épouse Françoise Sauvo de laquelle il eut sept enfants dont Pierre Bonin, sieur de La Grange et de La Brande, avocat à la Cour et juge assesseur de Marthon. Il épousa Marie de La Touche (1645-1715) de laquelle il eut six enfants.
N. Bonin, dont la filiation avec Pierre Bonin n’a pu être établie, avait épousé Philippe Vaulvé. Ils eurent deux enfants : François, marchand à La Brande († 1639) ; Martial, fabriqueur de l’église Saint-Georges de St Germain († 1625) qui épousa Catherine de Piis.

LES DEUX-LACS
Les familles que l’on retrouve à l’origine de la formation du village des Deux-Lacs sont les mêmes que celles présentes à Rochepine : de Mergey et Desmazeaud.
Pierre Desmazeaud (1670-ca 1730), fut sieur de Birac et du Maine-Large puis des Deux-Lacs, syndic perpétuel de Marthon. Il épousa à St Germain le 22 mai 1703 Françoise Bonin († 7 mars 1733). Ils ont plusieurs enfants dont Jacques Desmazaud, sieur des Deux-Lacs qui demeure à Rochepine.
Jean-Hélie de Mergey, écuyer, seigneur de Rochepine épouse en première noce Louise de Bazille en 1713, et en seconde noce le 15 avril 1719 Marie-Madeleine de Montalembert, fille de Jean de Montalembert, écuyer, seigneur de St Simon et de Jeanne Laisné († 1751). Ils ont neuf enfants dont Pierre-Philippe (né en 1719), demeurant aux Deux-Lacs, marié le 14 septembre 1785 à Marie-Prudence Dujardin.

LES GATINAUDS
Au XVIIIème siècle, Jean-Baptiste Dupuy était « sieur des Gatineaux ». Il avait épousé Anne Guiton, née du mariage de François Guiton († 1750) avec Renée Houlier en 1735.

LA GARENNE
Le Village de La Garenne abritait la famille Gignac au XVIIème siècle. François Gignac, sieur de La Garenne, épousa en 1694 à St Germain, Jeanne Bonin qui était originaire de la paroisse St André d’Angoulême. Ils eurent deux enfants : Léonard, né en 1695 et François, né en 1696.
François Blanchier, marchand, demeurait à La Garenne en 1738.

LE MAS-DE-BAUD
Alias Mas-de-Bost et Constancius
Vers le XVIIème siècle, Guillen et Etienne Cartier, père et fils, du village de Constancius, paroisse de St Germain, ont acheté à Vincent Hastelet, écuyer, seigneur de Limérac, un pré situé dans la paroisse de Sers. Un peu plus tard, ils achètent un autre pré à Jean, Marsault et Michelle du Bost, cette dernière fille dudit Marsault, tous du village de Constancius (minute de M° Gilibert, notaire à Marthon).
Le nom de « Constancius » (Constant) est peut-être à mettre en relation avec la paroisse de Saint-Constant, unie à celle de Saint-Projet (près de La Rochefoucauld).

ROCHEPINE
Le fief de Rochepine était tenu par Jean Béchade, notaire et juge assesseur de Marthon, dès 1585. Le père de Jean s’appelait aussi Jean ; il était notaire seigneurial de Marthon et succéda dans cette fonction à son oncle le prêtre Pierre Béchade qui vivait vers 1500. Si la famille Béchade tenait alors le fief de Rochepine, c’est très probablement elle qui fit construire au moins l’une des trois maisons datant des années 1480-1520 à Rochepine.
L’actuelle maison Cuirblanc qui borde la route départementale laisse voir une fenêtre à traverse dont la mouluration évoque bien la fin de l’époque gothique. A l’intérieur du logis, deux cheminées présentent des corbeaux ouvragés formant chapiteaux à motifs concaves datables des années 1500-1520. La forme générale du logis où les grands pignons caractéristiques de l’époque gothique sont absents évoque nettement le tout début du XVIème siècle.
Etienne Béchade, fils de Jean, sieur de Limérac, fut aussi notaire seigneurial. Il mourut sans postérité à Rochepine le 11 décembre 1630 et fut inhumé dans l’église de Saint-Germain. Ses deux frères étaient Jean Béchade, sieur de Rochepine († 29 mai 1649) et Jean Béchade, sieur de Birac.
Le sieur de Rochepine avait épousé Martine de Haumont († 29 décembre 1624). Leur fils Jean Béchade, demeurant à Rochepine puis aux Barbiers, épousa le 25 février 1653 Anne de Saint- Laurent (1634-1694).
Dans les années 1620-1630, un dénommé François Béchade étudie le notariat et réside à Rochepine. Il épouse Jeanne Verneuil laquelle fait son testament le 6 juin 1658.
La fille de Jean Béchade et d’Anne de Saint-Laurent, Henriette, fut baptisée le 2 mai 1660, avec pour parrain François de Saint-Laurent, écuyer, seigneur de Feuillade. Elle épousa le 21 janvier 1674 Pierre de Mergey (1648-1728), écuyer et sieur du Chatelard, capitaine au régiment de Navarre, fils de Jacques et petit-fils de Jean, lequel devint de ce fait sieur de Rochepine. Ils eurent neuf enfants dont Jean-Hélie de Mergey, écuyer, seigneur de Rochepine qui épousa en premières noces Louise de Bazille en 1713, et en secondes noces le 15 avril 1719 Marie-Madeleine de Montalembert, fille de Jean de Montalembert, écuyer, seigneur de St Simon, et de Jeanne Laisné († 1751). De cette dernière union naquirent neuf enfants dont Pierre-Prosper appelé Dumergey (1734-1811), portant le titre de sieur de Beaulieu et de Rochepine, archiprêtre d’Ambérac puis curé de la cathédrale d’Angoulême.
Pourtant Henriette Béchade et Pierre de Mergey avaient vendu le fief de Rochepine le 4 mars 1720 à Pierre Desmazaud, sieur des Deux-Lacs. Ils étaient venus habiter Les Barbiers suite à cette vente.
Auparavant, les relations entre les deux familles des futurs contractants n’étaient pas bonnes. Une altercation eut lieu le 2 juin 1710 entre Pierre du Mergey, sieur du Chatelard, et Pierre Desmazaud, sieur du Maine-Large, ce dernier résidant à Rochepine. A l’occasion du départ de Rochepine pour la messe de Pentecôte à St Germain, l’aîné des enfants de Pierre du Mergey demande à Pierre Desmazeaud de le saluer et le menace de son épée. Ce dernier lui réplique « qu’il n’y a rien de plus libre que le salut et qu’il ne pouvait l’exiger ». Les deux fils Desmazeaud, armés, tentent alors d’assassiner du Mergey au moment ou d’autres personnes s’interposent.
La famille Desmazeaud est connue à partir du début du XVIIème siècle. Pierre Desmazeaud, maître apothicaire à Marthon, épouse Philippe Gignac. Leur fille Philippe épouse en 1672 Jacques Barret, apprenti notaire à Tourtazeau. Leur fils Pierre Desmazeaud, sieur du Maine-Large, demeure à Rochepine. Il épouse à St Germain le 15 octobre 1669 Henriette Blanchier, fille de Jean Blanchier, notaire, et de Catherine Doussinet. Ils ont six enfants dont Pierre Desmazeaud (1670-ca 1730), sieur de Birac et du Maine-Large, puis des Deux-Lacs, syndic perpétuel de Marthon, qui épouse à St Germain le 22 mai 1703 Françoise Bonin († 7 mars 1733). Tous deux habitent Rochepine, lactuelle maison Cuirblanc. Ils ont plusieurs enfants dont Jacques Desmazeaud, sieur des Deux-Lacs qui demeure à Rochepine.
Plusieurs autres membres de cette famille ont vécu à Rochepine, sans que l’on puisse établir un lien de parenté entre eux :
- Pierre Desmazeaud, notaire à Rochepine de 1671 à 1702 (ses minutes sont déposées),
- Clément Desmazeaud, de Rochepine, épouse Marie Bonin. Leur premier enfant François naît en 1707. Ils ont six enfants.
- Maurice Desmazeaud, de Rochepine, épouse en 1706 Léonarde Bonin.
Enfin, François Coquet, sieur du Sablon, fils d’Etienne Coquet, épouse le 29 janvier 1771 Anne Barret, fille de Louis Barret, sieur de La Courrière, et d’Elisabeth Garraud. Ils ont huit enfants dont le premier est Jean-Baptiste, né à Rochepine en 1775.
Lors de l’arpentage de St Germain réalisé en 1752, Léonard Barret, procureur, et sa femme Marie Desmazeaud sont cités comme titulaires d’une maison composée de trois chambres hautes et deux basses touchant d’un côté le chemin de servitude du village de Rochepine à Saint-Germain, et d’autre côté celui de Rochepine à Montbron. Trois autres maisons appartiennent à Jacques Marvaud, sieur du Clos Bourgeois, marié à autre Marie Desmazeaud, et la dernière au sieur Desmazeaud.

LES BARBIERS
Alias Sougouse
Le Maine de Sougosa est cité le 12 avril 1316 à l’occasion de la confirmation par Guy VII de La Rochefoucauld d’une donation qu’il avait antérieurement faite à son vassal Pierre Tizon, fils de Hugues, originaire de la paroisse de Dirac, d’une rente de 16 livres à prendre sur les maines de Sougouse et de La Peletonia, respectivement situés dans les paroisses de Saint-Germain et de Chazelles et antérieurement tenus par Ytier de Villebois.
L’appellation « Maine de Sougosa » (devenu Sougouse) indique une origine gasconne (« lo maine » signifie « le domaine » et la terminaison « osa » de Sougosa se prononce « ouse » en gascon. Il s’agit donc d’un domaine agricole indépendant, certainement sous la forme d’une petite ferme déjà constituée en 1300 puisqu’il est indiqué que Guy VII de La Rochefoucauld tient le Maine de Sougosa d’Ytier de Villebois.
Il semble que certains vestiges repérés dans le grand bâtiment situé au sud-ouest servant de grange-étable et pourvu d’une partie habitable aient appartenu à des constructions antérieures (petite fenêtre à linteau monolithe d’apparence romane).
Au milieu du XVème siècle, c’est Madame Gilbert de Miraumont qui tient le Maine de Sougouse à St Germain mais c’est Jean de Vassoigne, seigneur de St Germain, et Marguerite de Saint-Laurent, sa femme, qui le reconnaissent le 8 novembre 1457 envers Jean de La Rochefoucauld.
La famille de Vassoigne était originaire des environs de Soissons. Jean de Vassoigne fut chancelier de France (†1300) et Robert de Vassoigne, grand officier de la Couronne de France, était évêque de Tournai († 1357). Au XIVème siècle, la famille de Vassoigne tenait le fief de Rouffiac (encore appelé Colonges ou Colonica) dépendant du seigneur de Marthon et qui s’étendait sur les paroisses de Marthon, Mainzac et Saint-Germain. Laissé un temps à Elie de Colonges au XVème siècle, ce fief revint à Jean de Vassoigne, vassal de Jean de La Rochefoucauld devenu seigneur de Marthon. Jean de Vassoigne devenait ainsi seigneur de Saint-Germain.
On ignore si les seigneurs de Saint-Germain résidèrent à Sougouse à cette époque. La famille de Vassoigne n’est plus citée à St Germain au XVIème siècle.
Au cours du XVIIème siècle, sauf erreur ou confusion, il semble que les deux fils de Jean Béchade, sieur de Rochepine († 29 mai 1649) aient vécu à Sougouse : Jean Béchade, sieur de Grand-Pré (1624-1649) et autre Jean Béchade qui avait épousé le 25 février 1653 Anne de Saint-Laurent (1634-1694), laquelle était peut-être apparentée à Marguerite de Saint-Laurent, épouse de Vassoigne et titulaire de Sougouse au milieu du XVème siècle.
La fille de Jean Béchade et d’Anne de Saint-Laurent, Henriette, fut baptisée le 2 mai 1660, avec pour parrain François de Saint-Laurent, écuyer, seigneur de Feuillade. Elle épousa le 21 janvier 1674 Pierre de Mergey, écuyer et sieur du Chatelard, fils de Jacques et petit-fils de Jean, lequel devint de ce fait sieur de Rochepine. Les époux de Mergey vendirent le fief de Rochepine le 4 mars 1720 à Pierre Desmazaud, sieur des Deux-Lacs, et vinrent habiter Sougouse.
La construction de la maison de maître de Sougouse pourrait correspondre à cet événement. Les grandes portes-fenêtres couvertes en arc segmentaire du rez-de-chaussée, les cheminées dont deux ont disparu, semblent indiquer le style Régence (1715-1730).
La date portée au linteau de « 1793, an 2 de la République Française », semble indiquer le rachat de Sougouse par une personne non noble.
L’appellation Les Depiis renvoie à la famille noble de Piis dont deux représentants au XVIIème siècle ont pu demeurer un temps à Sougouse : Catherine de Piis qui avait épousé Martial Bonnin, membre du conseil de fabrique de la confrérie de St Georges à St Germain († 1625) ; Jean de Piis, notaire au bourg de Saint-Germain, marié le 8 juin 1651 à Marguerite Gignac de laquelle il eut quatre enfants.
Lors de l’arpentage de la paroisse de St Germain effectué en 1752, le lieu est appelé « le village des Barbiers » et comprend une maison composée de deux chambres basses et une grange appartenant aux héritiers du sieur de Rochepine, et une autre maison comptant trois chambres basses tenue par Bertrand Guillant du sieur Guitton.
La construction du corps de logis nord en 1853 est l’œuvre de Laurent Vallentin, titulaire des lieux depuis 1838.
Un nouveau propriétaire apparaît en 1882 en la personne du médecin Ernest-Pierre Coquet du Sablon, certainement apparenté à François Coquet, sieur du Sablon, fils d’Etienne Coquet, et qui avait épousé le 29 janvier 1771 Anne Barret, fille de Louis Barret, sieur de La Courrière, et d’Elisabeth Garaud. Jean Barret, le frère d’Anne, fut notaire à Marthon et demeurait à Tourtazeau.
Enfin, c’est un carrier de Vilhonneur Louis Boulanger qui reprend la propriété en 1924. Sa fille épousa un Béchade.

TOURTAZEAU
Jacques Barret, apprenti notaire à Tourtazeau, fils de Mathurin Barret, marchand, et de Philippe Bonin, épouse en 1672 Philippe Desmazaud, fille de Pierre Desmazaud et de Philippe Gignac.
Pierre Barret était sieur de Tourtazeau († 1733). Il avait épousé Anne Drouet.
Jean Barret (né en 1746), notaire des juridictions de Marthon, Feuillade et Varaignes, demeurant à Tourtazeau, fils de Louis Barret, sieur de La Courrière, et d’Elisabeth Garraud, épousa le 17 juin 1771 Angélique Chabossant (née en 1749), veuve de Jacques Jappie, officier de marine, fille de Pierre Chabossant, ancien capitaine de marine, et d’Anne-Louise Aubin. Ils eurent cinq enfants
Anne Barret, sœur de Jean, notaire, épouse le 29 janvier 1771, François Coquet, sieur du Sablon, fils d’Etienne. Ils ont huit enfants dont le premier Jean-Baptiste est né à Rochepine en 1775.

Olivier LESCORCE
Historien du Patrimoine
10 décembre 2003
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